L'auteur met en scène Gus, un retraité de l’industrie laitière, un homme de soixante-deux ans grincheux et renfermé. Il habite en France, en Normandie près des plages du débarquement, à Saint-Jean de Daye, chef-lieu de canton de six cent cinquante habitants au cœur des marais du Cotentin.
Il y a quinze ans, Claire la fille unique de Gus a quitté la maison et n’a plus donné de ses nouvelles. Juliette, sa femme est morte de maladie quelques années plus tard.
Vivant en solitaire dans son monde à lui, on l’a surnommé l’Ours. Malgré cela, c’est un homme toujours prêt à rendre service et à aider son prochain.
Un jour, des avocats débarquent chez lui pour lui parler de sa fille et son mari installés au Canada. « Je n’ai plus de fille, affirme Gus, qu’elle aille au diable ». Tous deux sont sont décédés dans un accident d’hélicoptère.
Le couple a eu une fille Lizzie, la petite-fille de l'Ours et qu’en l’absence d’autre famille et c’est à lui de l’élever, loin des persécutions des médias de son pays.
Gus refuse tout net : les Masterson, parents de l’orpheline, étant de richissimes propriétaires d’un holding au Canada à Québec. Il refuse de quitter sa tanière. Finalement, il se laisse convaincre, à la condition expresse de ne pas s’occuper des affaires canadiennes et de rester en France.
Surdouée, la petite veut vivre une vie normale, une vie de petite fille ordinaire. Trop mature, Gus a l'impression de vivre avec une adulte. Il a du mal à concevoir qu'elle ait besoin de tendresse familiale, comme tous les enfants.
Ensuite ce sont les aventures de l’enfant en France. Se plaira-t-elle dans un petit village en pleine campagne avec un Ours ? Supportera-t-elle ce grand-père grincheux ? S'adaptera-t-elle à la tutelle, à une vie de famille si peu conforme aux dix premières années de gosse de riche. Expatriée, aimera-t-elle l'exil campagnard à la française dans la Manche.
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